Vœux du maire 2020


A Grigny/Rhône, Au grand Lyon, Non classé / samedi, janvier 4th, 2020

Mesdames, messieurs, Chers amis

La cérémonie se prépare,un petit mot avec Chloé et Mathilde nos traductrices en langue des signes

Dans un premier temps je voulais vous souhaiter à vous, vos proches et ceux qui vous sont chers une excellente année 2020.

Des vœux de santé, certains dans cette salle, mais aussi dans Grigny luttent contre la maladie, je leur souhaite bien évidemment beaucoup de courage, mais aussi aux équipes médicales, qui chaque jour font des miracles et exercent un métier difficile. Un mot aussi pour les aidants, ceux qui sont à coté, ceux qui soutiennent, ceux qui parfois souffrent aussi mais ne sont pas reconnus. Vœux de santé et de répit pour les aidants

Cette année 2020, aura une journée de bonheur en plus comme l’on dit, alors évidemment je vous adresse tous mes voeux de bonheur, d’amour et d’amitiés. Vous souhaitez que cette année soit faite d’une multitude de petits et de grands bonheur, et aussi de petites et de grandes réussites personnelles et professionnelles.

En cette année électorale, en tant que maire je n’ai pas le droit de vous parler de ce que nous avons fait pour les Grignerots, chaque jour chacun peut le constater. En tant que maire, je n’ai pas le droit de vous parler des projets pour les Grignerots, même si j’ai décidé de travailler jusqu’au bout les projets. Il reste deux conseils municipaux avec des sujets majeurs, comme les finances de la ville et le budget 2020, donc forcément de nombreux projets pour 2020, mais non je ne dirai rien de tout cela.

Mon propos va être assez court. Il me paraissait finalement bien mieux de laisser la parole à certains de nos partenaires. Mon premier objectif était que nos amis de Koupela et de Wettenberg puissent venir nous dire quelques mots.

Des nouvelles de Koupéla

Pour Koupela, Mathias Bazié, notre lien fonctionnel pour les projets sur le terrain, devait être présent en France pour ses activités, je voulais qu’il vienne nous parler de la vie à Koupela. Et puis finalement au dernier moment il n’a pas pu obtenir son visa. Vous retrouverez sur notre site, sur les réseaux sociaux de la ville le petit mot en vidéo de Léonard Zoungrana, le président du comité de Jumelage de Grigny Koupela. Un message vidéo reçu tardivement pour vous le présenter ici. Je me ferai simplement le porte-parole de la situation au Burkina faso.

Les burkinabés sont doublement victimes aujourd’hui, et ont d’autant plus besoin de notre soutien et de notre aide.

Victime de la sécheresse. Au Burkina Faso, l’année est partagée en deux saisons, celles des pluies et celle de la sécheresse. Auparavant, la saison des pluies commençait en mai et se terminait en octobre. Aujourd’hui elle commence plutôt fin juin et se termine en septembre. La sécheresse avance, le Sahel progresse, le dérèglement climatique change le monde, partout …

Mais comme si un malheur ne suffisait pas, la haine et l’obscurantisme progressent. Les milices djihadistes font régner la terreur dans le Nord du pays. Les premières victimes sont les femmes, les prêtres et les enseignants, ceux qui essayent d’apporter de l’amour, de l’éducation, de la formation pour lutter contre l’obscurantisme, terreau des futurs combattants, des futurs terroristes. Le 25 décembre ce sont 36 civils, dont 31 femmes et 7 militaires qui ont été tués dans une attaque djihadistes. Nos soldats de la force Barkane sont présents au Mali, mais pas au Burkina Faso.

Et de Wettenberg

Aujourd’hui nous accompagnons Koupéla pour aider au développement. Nous venons de clôturer un projet triennal pour Koupéla, qui avec l’aide du ministère des affaires étrangères a permis de financer 100 000 € sur 3 ans de projets aussi divers que des latrines, du développement économique pour des activités pour les femmes, …. Mais dans cette aventure nous ne sommes pas seuls. Le comité de jumelage et sa présidente Mélanie Lapalus portent une dynamique nouvelle, accompagné par des plus jeunes qui ont décidé eux aussi de s’impliquer. Mais nous sommes accompagnés aussi de nos amis allemands de Wettenberg, qui chaque année, par leur présence au salon des vins ou aux nuits du Château aident aussi à financer des projets pour Koupéla.

Aujourd’hui Norbert Schmidt, président que l’amitié Franco-Allemande de Wettenberg, nous fait l’honneur d’être présent avec nous, comme il l’avait fait pour le 8 mai 2019. Aussi je vais lui laisser la parole, il va nous dire quelques mots, dans un français toujours aussi bon !!

Prise de parole de Norbert Schmidt:

Norbert Schmidt, président de l’amitié Franco-Allemande de Wettenberg

Un livre à vous faire partager, celui de Géraldine Schwarz, « Les amnésiques ».

« Trouver mon chemin à travers les multiples traces du passé, […] répéter, la tête froide, les faits historiques que certains veulent faire oublier: le suicide de la civilisation européenne et la suite, ce dépassement miraculeux de l’Homme sur ces démons, de la paix sur la guerre, de la démocratie sur la dictature »

« Notre histoire Européenne s’est construite sur notre rejet des totalitarismes »

L’Histoire ne se répète pas, mais les mécanismes psychologiques restent les mêmes.

« Pour l’avenir européen, chacun de nous est indispensable. Aussi à Wettenberg, aussi à Grigny, aussi en 2020. »


La ville inclusive et aidante, notre ambition pour 2020

En 2020, bien des causes sont à porter pour l’année qui vient.

L’environnement, avec cette avancée inexorable du dérèglement climatique.

L’égalité femme-Homme, aussi au niveau salarial que du respect de chacune d’entre elle.

Les scandales actuels sur la violence faite aux femmes est un combat nécessaire, obligatoire.

Sur ces sujets les communes sont aussi en première ligne et à Grigny comme ailleurs nous prenons des initiatives, nous en parlerons le moment venu.

Mais en 2020, cela fait 15 ans que la loi sur le handicap a été voté.

Comme je le rappelais lors de l’inauguration des travaux de l’école Irène Joliot-Curie, cette loi n’est pas une loi pour le BTP.

Les obligations sur les bâtiments recevant du public n’apparaissent qu’au chapitre III et à l’article 41. Evidemment que les bâtiments doivent pouvoir accueillir sans discrimination tous les types de handicap, et aujourd’hui à Grigny nous avons beaucoup progresser.

Toute personne handicapée a droit à la solidarité de la collectivité nationale

Mais ce n’est pas là l’esprit de la loi.

Les premières lignes de la loi disent : « Toute personne handicapée a droit à la solidarité de l’ensemble de la collectivité nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation, l’accès aux droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens ainsi que le plein exercice de sa citoyenneté. »

Aujourd’hui combien d’enfant ne sont pas scolarisés, parce qu’ils sont victimes de handicap ? Combien le sont sans avoir les étayages nécessaires ? Par manque d’AVS ? Par manque de psychologue scolaire ? Par manque de dispositif ULIS, en SEGPA ou dans des centres adaptés ? L’école inclusive est en route mais encore incomplète.

Combien de travailleurs handicapé frappés par le chômage ? Les chiffres disent 16%. Deux fois plus que la moyenne Nationale. La collectivité Nationale ne sait pas intégrer les jeunes on le savait, mais elle ne sait pas non plus le faire avec les personnes victimes du handicap. L’entreprise inclusive est lancée mais elle est perfectible.

Combien de familles sont inquiètes pour l’accompagnement de leur enfant handicapé après leur disparition ? Cette inquiétude, cette angoisse parfois, comment la communauté Nationale aide-t-elle ces pères ou ces mères ? La société inclusive, une belle idée, mais des obstacles restent à lever.

La loi n’est pas tout. La loi a fixé un cap, mais NOUS devons changer notre regard sur le handicap. Nous devons œuvrer en ce sens, chaque jour, chaque fois que cela est possible.

C’est pour nous un défi majeur.

Dans les défis majeurs qui se présentent à nous, nous devons accompagner nos aidants, là encore la société doit changer. Parce que ces aidants souvent sacrifient leur vie personnelle et leur vie professionnelle pour leur proche.

Comment ferions-nous si ils n’étaient pas là ? Pour l’équipe municipale et pour moi, le handicap et la place des aidants seront les grandes causes communales pour 2020.

Cela se traduira en actions dans les prochains conseils municipaux.

Donner la parole à notre maire du Conseil Municipal des Enfants

Je laisse la parole à Inès Hidri, notre maire du conseil municipal des enfants, elle a été élu en décembre, elle sera là pour les deux prochaines années. Il me paraissait important de lui donner la parole pour qu’elle puisse nous donner les objectifs du CME.

Merci Inès

Remercier …

Pour terminer, je voudrais remercier l’ensemble des agents de la ville de Grigny qui ont permis que tant de projets soient faits pour les Grignerots en 2019

Je voulais remercier toutes les personnes qui ont permis que cette soirée soit agréable pour chacune et chacun d’entre vous

Merci Les services techniques et leur responsable Arnaud Mounier

Merci à la Police Municipale, son chef James Sari

Merci La restauration municipale qui nous a confectionné le buffet, les plats chauds, avec Richard Langlois et notre chef Said Touyar.

Merci Les services communication et protocole, Lucas pour la vidéo, Sylvie pour les tables et le buffet, tous accompagnés avec gentillesse et passion par Pascaline Grosbon.

Je vous souhaite une nouvelle fois à vous, vos proches et ceux qui vous sont chers une excellente année 2020.