Il y a des lieux qui doivent rester à l’écart des tensions et des débats politiques.
L’école en fait partie.
Pendant une campagne électorale, chacun est libre de défendre ses idées, de convaincre, de débattre. C’est le cœur de la démocratie. Mais tout ne se fait pas partout, ni n’importe comment. Certains font les marchés, d’autres les supermarchés ou du porte à porte, tout cela est respectable et chacun fait suivant ses convictions.

Pour notre équipe « Notre Ville ensemble », devant les écoles, on ne fait pas de politique.
On ne distribue pas de tracts.
On ne cherche pas à convaincre.
On ne fait pas de prosélytisme.
Parce que l’école est avant tout un lieu de protection, d’apprentissage et de sérénité. Les enfants doivent y être préservés de toute pression, de toute instrumentalisation, même indirecte.

Les parents qui accompagnent leurs enfants le matin ou le soir sont là pour eux : pour les rassurer, pour échanger entre parents, pour partager des moments du quotidien. Pas pour être sollicités dans un cadre politique.
Cette exigence relève du respect.
Respect des enfants.
Respect des familles.
Respect de l’institution scolaire.
La loi prévoit d’ailleurs une période de réserve pour les fonctionnaires et les institutions. Il est naturel que les élus s’imposent la même exigence, par sens des responsabilités et par cohérence.
Comme le rappelait Jules Ferry :
« L’école doit rester neutre. »
C’est ce principe qui garantit qu’elle demeure un espace protégé, au service de tous.
Comme le rappelait Jean Jaurès :
« On n’enseigne pas ce que l’on sait, on enseigne ce que l’on est. »
Respecter l’école, c’est aussi montrer l’exemple.

La démocratie a besoin de débats.
Mais elle a aussi besoin de règles.
Et parmi elles, il y a une conviction simple :
l’école doit rester un sanctuaire.