La cité PLM de Grigny-sur-Rhône : derrière les rails, une histoire d’hommes et de vies


En vi(ll)e, Patrimoine, Réalisations, Vie locale / mardi, août 4th, 2026

À Grigny-sur-Rhône, la cité PLM (ou cité SNCF) raconte à elle seule une partie essentielle de notre histoire. Elle évoque les maisons construites pour les cheminots et les jardins ouvriers. Mais les cités PLM (Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et la Méditerranée) ce sont aussi l’école, le dispensaire, la coopérative, les associations sportives et les solidarités. Les familles partageaient bien davantage qu’un employeur.

La cité PLM des Arboras et de Badan n’est pas seulement un ensemble de bâtiments. Elle est le témoignage d’une organisation sociale complète, développée autour du chemin de fer et des hommes qui le faisaient fonctionner jours et nuits.

À travers ses rues, ses équipements et les souvenirs de ses habitants, elle relie Grigny-sur-Rhône à d’autres cités cheminotes proches de chez nous, notamment à Paray-le-Monial, Oullins, Vénissieux, Saint-Priest ou Saint-Étienne.

Partout, le chemin de fer a construit des logements. Mais il a surtout fait naître des quartiers, des communautés et une manière particulière de vivre ensemble.

Le PLM : un réseau ferroviaire, mais aussi un constructeur de villes

La Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée est créée en 1857.

Elle exploite progressivement l’un des plus importants réseaux français. Son axe principal relie Paris à Lyon, puis à Marseille. Le réseau desservait aussi la Bourgogne, la vallée du Rhône, les Alpes, la Provence et la Méditerranée.

Le PLM transporte des voyageurs, mais également du charbon, des produits agricoles, des marchandises et les productions des grandes industries françaises.

Son rôle dépasse cependant rapidement celui d’un simple exploitant ferroviaire.

Pour assurer la circulation permanente des trains, entretenir les locomotives, organiser les manœuvres et gérer les gares de triage, la compagnie doit disposer d’une main-d’œuvre nombreuse, qualifiée et disponible à proximité immédiate de ses installations.

Elle construit donc des logements pour ses agents et leurs familles. Autour des dépôts, des ateliers et des gares apparaissent progressivement de véritables cités cheminotes.

On y trouve des habitations conçues sur la même architecture d’une ville à l’autre, mais aussi des écoles, des dispensaires, des coopératives, des jardins, des installations sportives et des lieux de rencontre.

Le logement permet à la compagnie de recruter et de fidéliser ses agents. Pour de nombreuses familles ouvrières, il représente également un progrès social important : un logement plus sain, une cave, un grenier, un jardin et, progressivement, l’accès à l’eau et à l’électricité.

Le système possède aussi ses limites. Le logement reste lié à l’emploi et l’organisation de la cité traduit parfois la hiérarchie professionnelle de l’entreprise. Les logements des responsables et des cadres ne sont pas toujours identiques à ceux des ouvriers.

Malgré cela, les cités PLM constituent, pour leur époque, une nouvelle manière de penser les liens entre le travail, le logement et la vie quotidienne.

À Grigny, le chemin de fer transforme progressivement la commune

Le chemin de fer entre très tôt dans l’histoire de Grigny. Dès 1829, une ligne permet notamment d’acheminer le charbon extrait autour de Saint-Étienne.

En 1874, la compagnie PLM annonce l’installation d’une importante gare de triage et d’un dépôt de locomotives dans le secteur des Arboras et de Badan. Une première rotonde entre en service en 1881.

La situation de Grigny est stratégique. La commune se trouve sur l’un des principaux axes ferroviaires du pays, entre Lyon et la vallée du Rhône. Les terrains disponibles permettent d’aménager les voies, les ateliers, le dépôt et les installations nécessaires au fonctionnement du réseau.

Le développement du site attire progressivement de nombreux travailleurs.

Mécaniciens, chauffeurs, aiguilleurs, agents de manœuvre, ouvriers des ateliers, gardes-barrières et employés administratifs viennent travailler à Badan. Certains arrivent de Haute-Loire, d’Ardèche ou d’autres territoires ruraux.

Leurs métiers sont exigeants. Le chemin de fer fonctionne de jour comme de nuit, par tous les temps. Les horaires peuvent être irréguliers et les responsabilités sont importantes. La circulation d’un train repose sur une succession de gestes précis et sur une forte solidarité entre les différents métiers.

Cette interdépendance professionnelle se prolonge naturellement dans la vie quotidienne.

Avant 1922, les ouvriers vivent déjà à Grigny

La construction des premiers bâtiments de la cité PLM, en 1922, ne marque pas l’arrivée des cheminots à Grigny. Les recensements de population de la commune, notamment celui de 1911, témoignent déjà de la présence dans les différents quartiers de la ville de nombreux ouvriers employés par le chemin de fer et les installations de Badan.

Extrait du recensement de 1911

Faute de cité spécialement aménagée pour eux, ils sont logés dans les habitations existantes et vivent au milieu des autres Grignerots. Ils fréquentent les commerces, inscrivent leurs enfants dans les écoles communales et participent à la vie locale.

Cette présence montre que le développement ferroviaire n’a jamais constitué une histoire totalement séparée de celle de Grigny. Bien avant la construction des Cités, les ouvriers du rail contribuent déjà à l’évolution démographique, économique et sociale de la commune.

Mais avec l’augmentation des effectifs, le développement du dépôt et les difficultés de logement qui suivent la Première Guerre mondiale, la compagnie décide de construire un quartier directement destiné à ses agents.

1922 : la naissance de la cité cheminote

Les premiers logements de la cité PLM sont construits en 1922, notamment dans les rues Couriot et Darcy.

Ils sont reconnaissables à leurs toitures à deux pans et à leur architecture simple et robuste. Les façades sont régulièrement ordonnées et les bâtiments sont conçus pour accueillir plusieurs familles.

Bâtiment PLM 2 pans de 1922 rue Darcy

De nouveaux logements sont ensuite construits rue Cordier en 1928.

Une seconde génération de bâtiments apparaît en 1933. Elle est reconnaissable à ses toitures à quatre pans et aux motifs de briques disposés sous la toiture, dans la partie supérieure des murs.

Bâtiment PLM 4 pans de 1933 rue Couriot

Cette date de 1933 est encore visible sur les deux grands équipements PLM de la cité : l’école et le dispensaire. Sur ces bâtiments, les motifs décoratifs sont réalisés en céramique colorée, leur donnant une identité particulière.

Les quatre immeubles surnommés les « Bananes » (nom du à leur forme et leur peinture de façade beige et marron) sont également construits au cours de cette nouvelle phase, entre 1933 et 1934.

Ces quelques détails permettent aujourd’hui de reconnaître les différentes étapes de développement de la cité, sans que l’architecture devienne le seul sujet de son histoire.

La cité accueille progressivement près de 140 familles. Elle s’agrandit au rythme des besoins du dépôt, de l’évolution du nombre d’agents et du développement de la compagnie.

Une véritable organisation autour des familles

La construction de la cité rapproche les cheminots de leur lieu de travail. Mais le PLM ne se contente pas de leur fournir un toit.

Les logements disposent généralement d’une cave et d’un grenier. On aménage des buanderies et des lavoirs. L’eau et l’électricité améliorent progressivement le confort des familles.

Les jardins occupent une place essentielle.

Ils permettent de cultiver des légumes, de compléter les revenus familiaux et parfois d’élever quelques animaux. Ils constituent aussi des espaces de rencontre où l’on échange des graines, des conseils et des nouvelles.

Les enfants jouent entre les maisons. Les familles se retrouvent après le travail. Une vie de quartier se construit naturellement autour des espaces communs.

La cité possède également ses propres équipements.

L’école est agrandie en 1925 pour répondre à l’arrivée des familles cheminotes. Une école maternelle (actuelle école Gauguin) financée par le PLM ouvre en 1933. Le dispensaire ouvre la même année et permet aux agents et à leurs proches de bénéficier de consultations et de soins à proximité de leur logement.

La coopérative joue également un rôle central. Elle permet aux familles d’acheter des produits de consommation courante à des prix maîtrisés. Elle devient rapidement un lieu de rencontre, comme le marché, les jardins ou les installations sportives.

À travers les logements, l’école, le dispensaire, la coopérative et les espaces de loisirs, le quartier accompagne les différentes étapes de la vie : travailler, se loger, élever ses enfants, se soigner, se ravitailler et se rencontrer.

Le sport et les associations au cœur de la vie cheminote

La vie collective ne repose pas uniquement sur les équipements construits par la compagnie. Elle dépend aussi de l’engagement des habitants.

En 1927 est créée la Boule de Badan PLM, qui devient après la guerre le Club sportif des cheminots de Badan. Pendant plusieurs décennies, son chalet de la rue Darcy accueille les habitants et différentes activités.

La cité possède également ses fêtes, sa vogue, ses équipes sportives et ses bénévoles.

Ces associations permettent aux familles de se connaître en dehors du travail. Elles créent des solidarités durables entre les générations et entre les différents métiers du chemin de fer.

Cette tradition de convivialité et d’engagement collectif se poursuit aujourd’hui avec l’Association des Amis des Cités.

À travers ses concours de pétanque et les différents temps de rencontre qu’elle organise, l’association rassemble les habitants et contribue à faire vivre le quartier. Les habitants se retrouvent, échangent et entretiennent les liens qui ont toujours constitué l’une des forces de la cité.

Au-delà des animations, cette mobilisation montre que la cité PLM demeure un quartier vivant. Son identité ne repose pas uniquement sur son histoire ou sur ses bâtiments, mais aussi sur celles et ceux qui continuent à l’habiter et à s’y engager.

Hier comme aujourd’hui, les associations jouent ainsi un rôle essentiel. Elles permettent de transmettre une mémoire, mais aussi de créer de nouveaux souvenirs communs.

La cité PLM fonctionne historiquement comme une « ville dans la ville ». Mais cette expression ne doit pas faire oublier les liens avec l’ensemble de Grigny. Les cheminots et leurs familles participent progressivement à la vie associative, commerciale et municipale de la commune.

L’histoire des Cités et celle du centre ancien finissent par former une seule histoire grignerote.

Des « quartiers jumeaux » le long du réseau PLM

La cité de Grigny-sur-Rhône n’est pas un modèle isolé. Elle appartient à une même famille de quartiers cheminots construits par la compagnie PLM à proximité de ses gares, de ses dépôts, de ses triages et de ses ateliers.

On retrouve des cités comparables à Paray-le-Monial, Oullins, Vénissieux, Saint-Priest ou Saint-Étienne.

D’une ville à l’autre, les bâtiments sont adaptés au terrain, au nombre d’agents à loger et à l’importance des installations ferroviaires. Mais leur ressemblance est souvent frappante.

Mêmes volumes simples, mêmes immeubles de faible hauteur, mêmes toitures à deux ou quatre pans, mêmes façades ordonnées et mêmes décors de briques : ces cités semblent parfois former de véritables quartiers jumeaux répartis le long du réseau PLM.

Cette proximité ne concerne pas uniquement l’architecture. Leur organisation est également similaire.

Les logements sont à proximité du lieu de travail. Des jardins permettent aux familles de cultiver une parcelle. Une école, un dispensaire, une coopérative, des équipements sportifs et des associations viennent progressivement structurer la vie du quartier.

Partout, le PLM développe ainsi un même modèle : réunir autour du chemin de fer les conditions nécessaires au travail, au logement et à la vie des familles.

Ces ressemblances permettent aujourd’hui de reconnaître une cité PLM presque au premier regard. Elles rappellent aussi que les cheminots de Grigny appartenaient à une communauté professionnelle beaucoup plus vaste, présente dans de nombreuses villes de la région.

Paray-le-Monial offre un exemple particulièrement proche du nôtre. Nous y retrouvons non seulement des bâtiments et des espaces végétalisés comparables, mais également d’anciens panneaux de signalisation des rues similaires à ceux de Grigny-sur-Rhône, dont les Services Techniques ont récemment réparé et repeints les deux derniers exemplaires de ce type encore présents dans la cité.

À notre connaissance, des panneaux comparables ne subsistent aujourd’hui que dans la cité PLM de Paray-le-Monial (poteau rouge sur les photos).

Ces éléments peuvent sembler modestes, mais leur forme et leur matière brute de fonderie participent pleinement à l’identité de ces quartiers jumeaux.

Préserver ce patrimoine, c’est donc conserver les bâtiments les plus importants, mais aussi porter attention aux détails qui permettent de reconnaître l’histoire particulière des cités PLM.

1944 : la cité au cœur des bombardements

La position stratégique du dépôt et du triage de Badan fait de Grigny une cible lors de la Seconde Guerre mondiale.

Les bombardements de mai, puis de juillet 1944, frappent durement les installations ferroviaires, les logements et les équipements du quartier.

Des familles sont endeuillées. Des habitations sont détruites ou gravement endommagées, notamment rue de Pressensé.

Les bombes touchent l’ancienne école des Arboras. Cette disparition entraîne, après la guerre, la construction de l’école Pasteur.

La coopérative située rue Pierre-de-Bouteiller est également détruite. Une nouvelle coopérative est construite dans les années suivantes. Le bâtiment deviendra ensuite le centre Edmond Chervet, toujours présent dans la vie associative grignerote.

La destruction d’un bâtiment de la cité et le besoin de nouveaux logements conduit aussi à la réalisation de nouveaux bâtiments pour les familles sinistrées.

Ces constructions de la fin des années 1940 et du début des années 1950 ont pour signature architecturale des surfaces vitrées composées de petits carreaux.

On retrouve cette écriture caractéristique de la Reconstruction à l’école Pasteur, dans l’ancienne coopérative devenue centre Chervet et dans les nouveaux logements de la cité. A Pasteur, nous avons choisi de mettre en valeur et de garder ces grands ensembles vitrés et composés de petits carreaux lors des travaux de rénovation énergétiques de 2023/2024. La même démarche est entreprise pour le Pôle Associatif Chervet où nous allons même rouvrir des fenêtres qui avaient été murée pour redonner son histoire au bâtiment.

Le square du 25-Mai-1944 : inscrire les noms et l’histoire dans l’espace public

Dans le cadre des commémorations des 80 ans de 1944 et de la Libération, la Ville a souhaité créer un lieu permanent de mémoire au cœur du quartier.

Le square du 25 mai 1944 a été inauguré le 25 mai 2024, exactement 80 ans après le bombardement.

Square du 25 mai 1944

Des panneaux y présentent l’histoire du quartier, l’importance stratégique des installations de Badan, le déroulement des bombardements et leurs conséquences pour la population.

Ils rappellent également les noms de toutes les victimes des bombardements de mai à août juillet 1944.

Panneau comportant la liste des victimes du square du 25 mai 1944

Inscrire ces noms dans l’espace public est essentiel.

Derrière les chiffres, il y avait des femmes, des hommes et des enfants. Des familles vivaient dans ces rues, fréquentaient l’école, travaillaient au dépôt ou faisaient leurs achats à la coopérative.

La mémoire doit rester incarnée.

Le square permet aussi de comprendre les conséquences urbaines des bombardements : la construction de l’école Pasteur après la destruction de l’école des Arboras, celle de la nouvelle coopérative devenue centre Chervet et la réalisation de logements pour les familles sinistrées.

Il ne s’agit donc pas uniquement de regarder vers le passé. Il s’agit de transmettre cette histoire et de permettre aux nouvelles générations de comprendre les bâtiments et les lieux qui les entourent.

Une aire de jeux pour transmettre autrement

La transmission du patrimoine ne passe pas seulement par les cérémonies, les archives ou les panneaux historiques.

Elle peut aussi prendre une forme quotidienne et ludique.

Nous avons réalisé une aire de jeux inspirée de l’histoire ferroviaire de Grigny-sur-Rhône à l’occasion des 100 ans de la cité. Elle comprend un train et une rotonde, en référence aux installations emblématiques de Badan. Ce choix n’est pas simplement décoratif.

Aire de jeu - Train de la cité PLM de 2023

Le train rappelle les métiers des parents et des grands-parents qui ont vécu dans la cité. La rotonde reprend la forme du bâtiment qui permettait d’abriter, d’entretenir et d’orienter les locomotives.

Un petit clin d’œil se cache également dans le décor.

Les enfants peuvent y découvrir des panneaux de signalisation portant les noms « Paris », « Lyon » et « Méditerranée ». Ces trois directions reconstituent le nom de la compagnie PLM et rappellent la place de Grigny sur ce grand axe ferroviaire national.

Aire de jeu - Rotonde de la cité PLM de 2023

L’aire de jeux permet ainsi aux enfants de s’approprier l’histoire de leur quartier sans transformer celui-ci en un musée figé. Ils jouent avec le train, entrent dans la rotonde et découvrent progressivement la signification des décors qui les entourent.

C’est aussi cela, faire vivre le patrimoine.

Préserver un quartier vivant

La cité PLM conserve aujourd’hui une unité architecturale, humaine et paysagère remarquable.

Ses bâtiments, ses jardins, ses alignements, ses panneaux de rue et ses équipements forment un ensemble cohérent. Mais ce patrimoine ne peut pas être considéré comme un simple décor.

Les logements doivent continuer à évoluer afin de répondre aux exigences actuelles de confort, d’accessibilité et de performance énergétique.

Préserver ne signifie pas empêcher les transformations. Cela signifie comprendre ce qui fait l’identité du quartier afin de pouvoir le faire évoluer sans l’effacer.

C’est le sens du travail engagé autour des deux panneaux de rue restaurés, du square du 25 Mai 1944 et de l’aire de jeux consacrée au train et à la rotonde.

C’est aussi le sens de l’engagement quotidien de l’Association des Amis des Cités et des habitants qui continuent à se retrouver, à organiser des événements et à donner vie au quartier.

Ces actions sont différentes, mais elles répondent à une même ambition : rendre l’histoire visible tout en maintenant une vie collective forte.

Une histoire de bâtiments, mais surtout une histoire humaine

Lorsque nous regardons la cité PLM, nous pouvons naturellement nous intéresser à ses dates de construction, à ses bâtiments et à ses ressemblances avec Paray-le-Monial, Oullins, Vénissieux, Saint-Priest ou Saint-Étienne.

Mais l’essentiel se trouve ailleurs.

La cité PLM est d’abord une histoire de femmes et d’hommes.

Celle des cheminots qui travaillaient de jour comme de nuit. Celle de leurs familles, parfois installées loin de leur région d’origine. Celle des ouvriers qui vivaient déjà à Grigny bien avant la construction des premiers bâtiments de la cité en 1922.

C’est l’histoire des enfants qui fréquentaient l’école des Arboras, puis l’école Pasteur. Celle des habitants qui faisaient leurs achats à la coopérative, des jardiniers qui cultivaient leur parcelle et des bénévoles qui animaient la Boule de Badan ou les autres associations.

C’est aussi l’histoire des solidarités qui se sont exprimées après les bombardements et pendant la Reconstruction.

Cette histoire continue aujourd’hui à travers les habitants qui entretiennent cette convivialité et cette volonté de se retrouver.

À Grigny-sur-Rhône, nous faisons le choix de préserver et de transmettre cette mémoire parce qu’elle explique une grande partie de ce que notre ville est devenue.

La cité PLM nous rappelle qu’un quartier ne se résume jamais à ses bâtiments.

Il se construit avec des métiers, des familles, des engagements, des habitudes et des souvenirs partagés.

Derrière les rails, il y avait des vies.

Et ces vies font pleinement partie de l’histoire de Grigny-sur-Rhône.